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Prévision boursière — RSI, Markov, Bayes, Monte-Carlo

Cinq planches, du plus simple au plus exigeant : le cours et le RSI, la mémoire courte du marché par une chaîne de Markov, la synthèse bayésienne des trois signaux, une fourchette par Monte-Carlo, puis — planche signature — la question qui compte vraiment : ce modèle a-t-il raison de se dire sûr de lui ?

Probabilité
synthétique
de hausse%

I

Le cours et la force relative (RSI)

160 séances

On part d'une série pédagogique — ou de vos propres cours, importés en CSV ou simplement collés depuis un tableur. Le RSI de Wilder compare l'intensité moyenne des hausses et des baisses ; un niveau extrême n'est pas une prévision à lui seul.

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Contrôle indépendant. Sur une série strictement croissante, la formule de Wilder doit donner RSI = 100,000000000 ; sur une série strictement décroissante, RSI = 0,000000000 (aucune baisse, resp. aucune hausse, à moyenner). Vérifié à l'instant du chargement : .
Comment lire ce graphique ?

Le RSI = 100 − 100⁄(1+RS), où RS est le rapport de la moyenne (lissée à la Wilder) des hausses sur celle des baisses. Un RSI extrême n'est pas autonome : une tendance forte peut maintenir longtemps le marché en zone de surachat ou de survente.

II

La chaîne de Markov : la mémoire courte du marché

Les rendements quotidiens sont classés en trois états — Hausse, Neutre, Baisse — puis on regarde ce qui a statistiquement suivi les configurations comparables à celle d'aujourd'hui.

Distribution conditionnelle, contexte courant
Hausse
Neutre
Baisse
Matrice de transition d'ordre 1
Contrôle indépendant. La distribution stationnaire de cette matrice (πP = π, obtenue par itération de puissance) est comparée à la fréquence brute des trois états sur toute la série — deux calculs sans rapport apparent, qui doivent converger si la chaîne est un minimum stable (théorème ergodique). Écart maximal mesuré : .
Stationnaire H
Empirique H
Stationnaire N
Empirique N
Stationnaire B
Empirique B
Pourquoi l'ordre « effectif » peut différer du réglage ?

Si trop peu de précédents comparables existent pour un ordre élevé, le calcul retombe sur l'ordre 1 (lissage de Laplace : chaque compteur démarre à 1 pour éviter les probabilités nulles). C'est indiqué par « Ordre effectif ».

III

La synthèse bayésienne

Hausse · horizon court

Chaque signal est transformé en cotes logarithmiques puis pondéré par votre confiance. La dépendance réduit le poids commun du RSI et de Markov, puisqu'ils sortent tous deux des mêmes cours.

%
Probabilité postérieure

après pondération des trois signaux

A priori
RSI
Markov
Information externe
Décomposition en cotes logarithmiques (log-odds)
Contrôle indépendant. Si les trois confiances sont ramenées à 0, la formule doit redonner exactement l'a priori affiché plus haut, quels que soient les signaux : .
Quelle formule est utilisée ?

logit(postérieur) = logit(a priori) + conf_RSI·(1−0,72·dépendance)·logit(p_RSI) + conf_Markov·(1−0,72·dépendance)·logit(p_Markov) + conf_externe·logit(p_externe), puis retour en probabilité par la fonction logistique.

IV

Monte-Carlo : une fourchette, pas une trajectoire

Log-normale

La simulation reprend la dérive et la volatilité observées sur la série. Elle montre la dispersion des issues possibles, sans prétendre deviner le chemin exact.

Fin au-dessus du cours actuel
Perte supérieure à 10 %
Médiane finale
IntervalleMédiane
Aujourd'huiFin de l'horizon
Distribution des cours finaux (histogramme des simulations)
Contrôle indépendant. Pour un mouvement brownien géométrique, la moyenne et la médiane finales ont une formule fermée (S₀e^{μT} et S₀e^{(μ−σ²/2)T}). Comparées à la moyenne et à la médiane réellement mesurées sur les simulations :
Moyenne simulée
Moyenne théorique
Médiane simulée
Médiane théorique
Écarts relatifs : moyenne · médiane (se resserrent quand le nombre de simulations augmente).
Ce que la zone colorée signifie

La zone réunit les trajectoires centrales et écarte les issues les plus extrêmes. Modifiez le rendement et la volatilité pour tester la robustesse du résultat.

V

Signature — le modèle a-t-il raison de se dire sûr ?

Validation glissante

Une probabilité n'a de sens que si elle est calibrée : parmi tous les jours où le modèle a annoncé « 70 % de hausse », le marché doit effectivement monter environ 70 % du temps. On rejoue ici le modèle des planches I et II, jour après jour, en ne lui donnant jamais accès au futur (l'information externe de la planche III, invérifiable sur une série simulée, est exclue de ce test).

Diagramme de fiabilitéprobabilité annoncée / fréquence observée
Netteté des prévisionsrépartition des probabilités annoncées
Score de Brier
Incertitude
Résolution
Contrôle indépendant — décomposition de Murphy. En regroupant les prévisions par classe (moyenne de la classe utilisée comme unique prévision), le score de Brier obtenu doit être exactement égal à incertitude − résolution + fiabilité :
Brier (par classe)
Fiabilité
Incertitude − résolution + fiabilité
Écart
Fiabilité et résolution : deux qualités différentes

Un modèle qui annoncerait toujours la fréquence de base aurait une excellente fiabilité (les points seraient sur la diagonale) mais une résolution nulle : il ne distingue jamais un jour d'un autre. À l'inverse, un modèle « résolu » sépare bien les situations, mais peut être mal calibré. Le score de Brier récompense les deux à la fois — c'est pourquoi la diagonale seule ne suffit pas à juger un modèle.

Lecture finale

Le scénario central est .

Repère, pas conseil %

Cette estimation pédagogique ne tient compte ni de la valorisation fondamentale, ni des nouvelles, ni de votre horizon patrimonial. La planche V rappelle qu'une probabilité affichée n'est utile que si elle est calibrée — vérifiez-le avant de vous y fier.