francebalade.fr       Cours de Mathématiques       Table des matières       Votre avis sur ce site
Mécanique ondulatoire

De Newton à Schrödinger : la mécanique ondulatoire

Newton décrit un corps par un point qui suit une trajectoire. La mécanique ondulatoire le décrit par une onde qui se propage. Cette page montre comment on passe de l'une à l'autre sans rien jeter : on généralise pas à pas, et à la fin on retrouve Newton comme un cas limite, celui où la longueur d'onde devient minuscule.

Le fil conducteur : une même histoire, deux langages

En 1834, l'Irlandais William Rowan Hamilton remarque que les équations de la mécanique de Newton ont exactement la même forme que celles de l'optique géométrique, celle des rayons lumineux. Or on savait déjà que les rayons ne sont qu'une approximation : la lumière est une onde, et les rayons sont les directions de propagation de cette onde quand sa longueur d'onde est très petite devant les objets rencontrés. Il a fallu près d'un siècle pour oser la question symétrique : et si les trajectoires de Newton n'étaient, elles aussi, que les rayons d'une onde ?

Animation d'ensemble. À gauche, la vision de Newton : un point oscille dans un creux de potentiel. À droite, la vision ondulatoire du même système : une onde (partie réelle en trait fin, enveloppe en trait épais) dont le centre suit exactement le même mouvement.
LumièreMatièreCe qui joue le rôle de la « petite longueur d'onde »
Optique géométrique : rayons, lois de Descartes, principe de Fermat (le rayon minimise le temps)Mécanique de Newton : trajectoires, F = ma, principe de moindre action (la trajectoire rend l'action stationnaire)λ très petit devant la taille des obstacles : pour la matière, λ = h/p, et h ≈ 6,6·10⁻³⁴ J·s est minuscule à notre échelle
Optique ondulatoire : interférences, diffraction, équation d'onde de Fresnel et MaxwellMécanique ondulatoire : onde ψ, interférences d'électrons, équation de Schrödinger
① Newton (1687)La force fixe l'accélération. On suit un point.
② Hamilton (1834)On suit une famille de trajectoires et leurs « fronts » d'action S : c'est déjà une image d'onde.
③ De Broglie (1924)On donne à la particule une vraie onde, de longueur λ = h/p.
④ Schrödinger (1926)On écrit l'équation que cette onde doit suivre.
⑤ Retour à NewtonQuand ħ = h/2π est petit devant l'action du mouvement, l'onde redevient un point.

Unités de travail. Dans les planches 1, 4 et 5, on prend une masse m = 1 et une pulsation d'oscillateur ω = 1 ; la constante de Planck réduite ħ devient alors un simple nombre qu'on peut faire varier avec un curseur. C'est la meilleure façon de voir ce que change la mécanique ondulatoire : faire ħ grand pour la voir à l'œuvre, puis ħ petit pour la voir disparaître.

1

Newton : un point, une trajectoire

Question : que faut-il savoir pour prévoir le mouvement d'un corps ? Réponse de Newton : sa position, sa vitesse, et la force qui s'exerce sur lui.

Un corps de masse m placé dans un potentiel V(x) (une énergie qui dépend de la position, comme l'altitude pour une bille dans un bol) subit la force F = −dV/dx : il est poussé vers le bas de la pente. La deuxième loi de Newton dit :

m · d²x/dt² = − dV/dx

Deux conséquences vont nous servir tout au long de la page. D'abord, l'énergie E = p²/2m + V(x) reste constante, où p = mv est la quantité de mouvement (ou impulsion). Ensuite, le corps ne peut jamais aller là où V(x) > E : il faudrait une énergie cinétique négative. Ces régions sont interdites (hachurées en rouge) ; la bille fait demi-tour aux points de rebroussement où V = E. Le second dessin montre l'espace des phases : chaque instant est un point (x, p), et le mouvement entier une courbe fermée.

Le potentiel V(x) (noir), le niveau d'énergie E (bleu), la bille (vert) et les zones interdites (rouge). La flèche violette est l'impulsion p.
Espace des phases (x, p). La courbe fermée est l'orbite ; son aire ∮p dx s'appelle l'action du cycle. Elle deviendra essentielle en planche 5.
Période mesurée sur la simulation—
Période par l'intégrale T = ∮ dx / v—
Référence exacte—
Aire de l'orbite ∮ p dx—
Dérive relative de l'énergie—
Points de rebroussement—
À retenir. Chez Newton, tout est déterminé : une position et une vitesse initiales donnent une seule trajectoire, et la période mesurée sur la simulation (intégrateur de Verlet, pas de 10⁻³) concorde avec l'intégrale ∮dx/v. Deux choses restent impossibles : franchir une zone où V > E, et avoir une énergie plus basse que le fond du puits. La mécanique ondulatoire va faire mentir ces deux interdits.
2

Hamilton : des rayons et des fronts d'action

Question : peut-on voir une famille de trajectoires comme les rayons d'une onde ? Oui, à condition de bien choisir les « fronts ».

Lançons de nombreux projectiles d'un même point, tous avec la même vitesse v₀, dans toutes les directions. Chacun suit sa parabole. Le long de chaque parabole, accumulons l'action réduite W = ∫ p · ds (impulsion fois distance parcourue, sommée pas à pas). Puis relions tous les points qui ont atteint la même valeur de W : ce sont les fronts d'action.

W(point) = ∫ p ds et p = ∇W : l'impulsion est perpendiculaire aux fronts

Le théorème de Hamilton-Jacobi affirme que les trajectoires coupent ces fronts à angle droit, exactement comme les rayons lumineux coupent les fronts d'onde. Ce n'est pas vrai pour n'importe quelle famille de courbes : les isochrones (points atteints au même instant, en pointillé gris) sont des cercles qui coupent les paraboles de travers. On mesure ci-dessous les deux angles sur le rayon choisi.

Trajectoires (gris), fronts d'action W constante (bleu), isochrones (pointillé gris). Le rayon observé est en rouge, le front observé en bleu épais ; la parabole de sûreté enveloppe tous les tirs.
Angle trajectoire / front d'action—
Angle trajectoire / isochrone—
|∇W| mesuré entre deux fronts voisins—
Impulsion p = √(v₀² − 2gy) au même point—
Le déclic de Hamilton. L'angle avec le front d'action vaut 90° à la précision du calcul, pour tout rayon et toute pesanteur ; l'angle avec l'isochrone, lui, s'en écarte dès que g ≠ 0. Et l'écart entre deux fronts voisins redonne l'impulsion : |∇W| = p. Une famille de trajectoires se comporte donc comme les rayons d'une onde dont les fronts sont les surfaces W = constante. Il ne manque qu'une longueur d'onde pour donner un sens physique à cette onde.
3

De Broglie : la particule porte une onde

Question : quelle est la longueur de cette onde, et à quelle vitesse avance-t-elle ?

En 1924, Louis de Broglie propose d'associer à toute particule d'impulsion p une onde de longueur

λ = h / p soit p = ħk, avec k = 2π/λ (le nombre d'onde) et ħ = h/2π

La phase de l'onde vaut W/ħ : les fronts d'action de la planche 2 deviennent de vrais fronts d'onde, espacés d'une longueur λ. Mais une onde plane infinie ne ressemble pas à une particule. On superpose donc des ondes de nombres d'onde voisins : elles s'ajoutent au centre et se détruisent ailleurs. On obtient un paquet d'ondes, localisé, qui peut représenter un corps.

Surprise : dans ce paquet, les crêtes avancent à la vitesse de phase ω/k = v/2, deux fois moins vite que la particule. C'est l'enveloppe qui avance à la vitesse de groupe dω/dk = ħk/m = p/m, c'est-à-dire exactement la vitesse de Newton. L'onde rattrape Newton par son enveloppe, pas par ses crêtes.

Partie réelle de l'onde (bleu fin), enveloppe |ψ| (rouge), particule de Newton lancée à la vitesse p/m (vert), et une crête suivie à la trace (losange orange) qui se laisse distancer.
λ mesurée entre deux crêtes—
λ = 2π/k—
Vitesse du centre ⟨x⟩ mesurée—
Vitesse de Newton p/m—
Vitesse des crêtes au centre du paquet—
Étalement σ(t) mesuré / formule—

Pourquoi ne voit-on pas l'onde d'une balle de tennis ?

λ de l'électron = h / √(2meU)—
Angle de Bragg sur le nickel (d = 0,215 nm)—
λ d'une balle de tennis (58 g à 50 m/s)—
Rapport taille d'un atome / λ balle—
Ce qu'il faut voir. Le centre du paquet avance à la vitesse de Newton (écart mesuré de l'ordre de 10⁻⁶ en valeur relative), tandis que les crêtes vont moitié moins vite. En 1927, Davisson et Germer envoient des électrons de 54 V sur un cristal de nickel : ils observent un pic de diffraction vers 50°, là où la formule d sin θ = λ l'attend. Pour une balle de tennis, λ est des milliards de milliards de fois plus petite qu'un atome : aucune fente ne peut la révéler, et Newton suffit.
4

Schrödinger : l'équation que suit l'onde

Question : comment l'onde évolue-t-elle dans un potentiel ? On généralise la relation d'énergie de Newton.

Chez Newton, E = p²/2m + V(x). Pour une onde ei(kx − ωt), on a p = ħk et E = ħω : dériver par rapport à x fait apparaître k, dériver par rapport à t fait apparaître ω. Schrödinger remplace donc chaque grandeur par l'opération qui la « mesure » sur l'onde : p devient −iħ ∂/∂x et E devient iħ ∂/∂t. L'égalité d'énergie de Newton se transforme en équation d'onde :

E = p²/2m + V(x) ⟶ iħ ∂ψ/∂t = − (ħ²/2m) ∂²ψ/∂x² + V(x) ψ

Selon Max Born (1926), |ψ(x)|² est la densité de probabilité de trouver la particule en x ; l'intégrale de |ψ|² vaut 1 et doit le rester. Et Newton ? Paul Ehrenfest montre en 1927 que la position moyenne ⟨x⟩ obéit à une loi presque newtonienne : m d²⟨x⟩/dt² = −⟨dV/dx⟩. Si la force est linéaire (oscillateur harmonique), la moyenne de la force est la force de la moyenne, et ⟨x⟩ suit exactement Newton. Sinon, l'onde s'étale, « sent » la force en plusieurs endroits à la fois, et finit par décrocher.

Densité |ψ|² (bleu), partie réelle de ψ (bleu pâle), potentiel (noir), particule de Newton partie du même point (vert) et position moyenne ⟨x⟩ de l'onde (trait rouge).
Au fil du temps : x(t) de Newton (vert) et ⟨x⟩(t) de l'onde (rouge). Le trait vertical orange marque le décrochage, instant où l'écart dépasse 10 % de x₀.
⟨x⟩ de l'onde—
x de Newton—
Écart |⟨x⟩ − x|—
Instant de décrochage—
Dérive de la norme ∫|ψ|²—
Dérive relative de ⟨E⟩—
La généralisation contient Newton. Pour l'oscillateur harmonique, ⟨x⟩ reste collée à x₀ cos t quel que soit ħ (écart mesuré de l'ordre de 10⁻⁵, dû uniquement au pas de temps). Pour le potentiel quartique, l'onde décroche ; mais plus ħ est petit, plus elle reste longtemps fidèle à Newton : avec x₀ = 2, le décrochage survient vers t = 0,5 pour ħ = 1, t = 1,7 pour ħ = 0,3 et t = 7,3 pour ħ = 0,01. La norme reste égale à 1 à 10⁻¹³ près : la probabilité totale est conservée.
5

Quand ħ → 0, Newton revient… et ce qu'il ne pouvait pas voir

Question : la mécanique ondulatoire ajoute-t-elle vraiment quelque chose, et comment retrouve-t-on exactement Newton ? Trois expériences y répondent.

Une onde enfermée dans un puits doit « tenir » entre les deux points de rebroussement, comme une corde de guitare entre ses deux attaches : seules certaines énergies conviennent. La règle de Bohr-Sommerfeld, raffinée par Wentzel, Kramers et Brillouin (méthode BKW), le dit en langage de Newton : l'aire de l'orbite dans l'espace des phases de la planche 1 doit être un nombre entier et demi de fois h.

∮ p dx = (n + ½) · h = (n + ½) · 2πħ, n = 0, 1, 2, …

On compare ces énergies « semi-classiques » aux vraies énergies de l'équation de Schrödinger, calculées indépendamment (différences finies sur 1 400 puis 2 801 points, suite de Sturm et extrapolation de Richardson).

Niveaux exacts (bleu) et niveaux BKW (tirets rouges) dans le potentiel. Sous le premier niveau, le fond du puits reste inaccessible.
Les orbites de Newton correspondant aux niveaux BKW : chaque bande entre deux orbites a une aire exactement égale à h. L'espace des phases est découpé en « cellules de Planck ».

Énergie du fondamental (exacte)—
Fond du puits (minimum de Newton)—
Nombre de niveaux sous E = 2—

Niels Bohr l'énonçait ainsi : pour les grands nombres quantiques, les prévisions quantiques doivent rejoindre les prévisions classiques. Newton prévoit qu'une bille qui oscille entre −A et +A passe plus de temps près des bords, où elle ralentit : sa densité de présence est 1/(π√(A² − x²)). La mécanique ondulatoire donne |ψₙ|², qui ondule très vite mais dont la moyenne locale épouse la courbe de Newton quand n grandit.

Oscillateur harmonique (ħ = 1). Densité quantique |ψₙ|² (bleu), densité de Newton de même énergie (vert), bande centrale [−A/2, A/2] (orange) et zones interdites au-delà de ±A (rouge).
Probabilité dans [−A/2, A/2], onde—
Même probabilité chez Newton : 1/3—
Probabilité dans la zone interdite—
Contrôle : ∫|ψₙ|² dx—

Envoyons un paquet d'ondes (ħ = m = 1, énergie moyenne E = 2) contre une barrière de hauteur V₀. Newton est catégorique : si E < V₀, la bille rebondit toujours ; si E > V₀, elle passe toujours. L'onde, elle, se partage : une partie franchit la barrière même quand c'est interdit (effet tunnel), et une partie rebondit même quand le passage est libre. La probabilité transmise mesurée sur la simulation est comparée à la formule exacte des ondes planes, moyennée sur le contenu en k du paquet. Il reste un écart de quelques millièmes, dû à la grille de calcul qui représente la barrière par une marche de points.

Densité |ψ|² (bleu), barrière (rouge), et la bille de Newton d'énergie E (vert).
Transmission mesurée (simulation)—
Transmission prévue ∫|φ(k)|² T(k) dk—
Transmission selon Newton—
Réflexion + transmission—
L'idée forte. La mécanique ondulatoire ne contredit pas Newton : elle le contient. Pour l'oscillateur harmonique, la règle ∮p dx = (n + ½)h redonne les niveaux exacts ; pour le potentiel quartique, l'écart entre BKW et le calcul exact tombe de 18 % pour n = 0 à 1,3 % pour n = 1 et 0,08 % pour n = 6 ; la probabilité centrale tend vers le 1/3 de Newton. Mais quand ħ n'est pas négligeable, l'onde fait ce qu'aucune bille ne sait faire : elle ne s'arrête jamais au fond du puits, et elle traverse les murs.

Frise : un siècle pour passer du rayon à l'onde

1687Newton, Principia : la force détermine l'accélération ; la trajectoire est unique.
1744Maupertuis énonce le principe de moindre action ; Euler le formule pour les trajectoires : ∫ p ds est stationnaire.
1834Hamilton unifie optique géométrique et mécanique : trajectoires et rayons obéissent aux mêmes équations ; Jacobi en tire l'équation de Hamilton-Jacobi.
1900 – 1905Planck introduit le quantum d'action h ; Einstein montre que la lumière, onde, se comporte aussi comme des grains d'énergie hν.
1913 – 1916Bohr puis Sommerfeld quantifient l'atome : ∮ p dx = nh.
1924Thèse de Louis de Broglie : toute particule a une onde, λ = h/p. La symétrie lumière – matière est complète.
1926Schrödinger publie son équation d'onde ; Born l'interprète en probabilités ; Wentzel, Kramers et Brillouin retrouvent Bohr-Sommerfeld comme approximation.
1927Davisson et Germer (et G. P. Thomson) observent la diffraction des électrons ; Ehrenfest montre que les moyennes suivent Newton.
1928Gamow explique la radioactivité α par l'effet tunnel.
1981Binnig et Rohrer inventent le microscope à effet tunnel, qui « voit » les atomes grâce au courant qui traverse le vide.

Synthèse

Ce que l'on garde de Newton

L'énergie E = p²/2m + V, l'impulsion, le potentiel, les trajectoires comme rayons. Les moyennes ⟨x⟩ et ⟨p⟩ suivent presque les lois de Newton (Ehrenfest), exactement si la force est linéaire.

Ce que l'on généralise

Le point devient une onde ψ de longueur λ = h/p, dont la phase est l'action divisée par ħ. Les grandeurs deviennent des opérations sur l'onde, et l'égalité d'énergie devient l'équation de Schrödinger.

Ce qui est nouveau

Énergies quantifiées (∮p dx = (n + ½)h), énergie minimale non nulle, interférences, effet tunnel. Tout cela disparaît quand ħ est petit devant l'action du mouvement : c'est la limite classique.
Pour aller plus loin

La phase est l'action. En écrivant ψ = A·eiS/ħ dans l'équation de Schrödinger et en gardant les termes dominants quand ħ → 0, on obtient exactement l'équation de Hamilton-Jacobi ∂S/∂t + (∇S)²/2m + V = 0 de la planche 2, plus une équation de conservation pour A². Les fronts d'onde de Schrödinger sont les fronts d'action de Hamilton.

Feynman (1948). Une autre façon de généraliser Newton : la particule « essaie » tous les chemins, chacun pondéré par eiS/ħ. Quand ħ est petit, les chemins voisins de la trajectoire classique (où S est stationnaire) s'ajoutent en phase et tous les autres s'annulent. Le principe de moindre action devient une conséquence des interférences.

Méthodes numériques de la page. Planche 1 : Verlet (pas 10⁻³) et quadrature de ∮dx/v par changement de variable. Planche 3 : solution exacte du paquet gaussien libre, moyennes par intégration numérique. Planches 4 et 5c : méthode « split-operator » (transformée de Fourier rapide sur 2 048 ou 4 096 points), qui conserve exactement la norme. Planche 5a : matrice de différences finies tridiagonale, valeurs propres par bissection de Sturm sur deux grilles et extrapolation de Richardson ; intégrales BKW par Gauss-Chebyshev. Planche 5b : fonctions d'Hermite par récurrence normalisée.

Pages voisines. La page sur la mécanique quantique développe les fentes de Young, le puits infini et l'atome d'hydrogène ; la page sur l'optique des rayons et des ondes montre le même passage de l'onde au rayon pour la lumière.