Toute forme d’onde, si anguleuse soit-elle, est une somme de sinusoïdes. Fourier donne la recette : multiplier le signal par une sinusoïde d’essai, intégrer, et lire le résultat. Ce qui reste, c’est le poids de cette fréquence.
Planche I
La somme partielle SN n’utilise que les N premières fréquences. Une seule sinusoïde donne une vague grossière ; à N = 20 la forme est déjà là ; à N = 60 seuls les angles résistent encore.
Planche II — élément signature
Chaque harmonique est un cercle : rayon = son amplitude, vitesse de rotation = son rang n. On les accroche bout à bout, et la hauteur de la pointe, relevée au fil du temps, dessine le signal. Une série de Fourier n’est rien d’autre que cet engrenage.
Planche III
Comment un coefficient se calcule : on multiplie le signal par une sinusoïde d’essai de fréquence ν, et on regarde l’aire obtenue. Si ν ne correspond à rien, les lobes positifs et négatifs s’annulent et l’aire est nulle. Si ν tombe sur une fréquence présente, le produit reste majoritairement d’un seul signe et l’aire se détache. C’est exactement l’intégrale de Fourier.
Planche IV
Un signal bref contient beaucoup de fréquences ; un signal étalé n’en contient que quelques-unes. Resserrez la courbe de gauche : celle de droite s’ouvre aussitôt. Le produit des deux largeurs reste constant — c’est le principe d’incertitude, celui d’Heisenberg comme celui des télécommunications.
Les coefficients des quatre signaux périodiques sont donnés par leurs formules exactes ; les scores de la planche III sont intégrés numériquement sur une période.